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Le mythe de Achéloüs (ou Achéloos)



Le dieu du fleuve

Achéloüs est le dieu du fleuve de ce nom (aujourd'hui Aspro-Potamo), le plus considérable de tous ceux qui arrosent la Grèce. Il était fils de l'Océan et de Téthis. Selon d'autres, il était fils de l'Océan et de la Terre, ou, encore, du Soleil et de la Terre.
Achéloüs était révéré dans toute la Grèce. On l'invoquait dans les serments, les prières et les sacrifices. Dans Homère, il est nommé roi ou prince, et Ephore nous dit que toutes les réponses que donnait l'oracle de Jupiter, à Dodone, portaient qu'on devait faire des sacrifices à Achéloüs.
Les Égyptiens, qui avaient importé en Grèce le culte du Soleil et de la Lune semblent avoir donné à Achéloüs les attributs du Nil. Aussi le représentaient-ils sous la même forme, celle d'un taureau avec une figure humaine et barbue.


Achéloüs contre Hercule

Épris des charmes de Déjanire, Achéloüs fut, avec Hercule, du nombre de ceux qui aspirèrent à sa main. Un combat devait décider du choix de Déjanire. Les autres amants, redoutant les deux terribles antagonistes avec lesquels ils auraient à lutter, se désistèrent du combat. Achéloüs seul entra en lice contre Hercule. Vaincu dans une première lutte, il revint à la charge la sous forme d'un serpent, et ensuite sous celle d'un taureau. Hercule le terrassa, lui arracha une de ses cornes, et le força, selon quelques auteurs, à cacher sa honte au fond du fleuve qui, depuis ce temps, porta son nom.
Les nymphes remplirent de fruits et de fleurs la corne d'Achéloüs, et en firent hommage à la déesse de l'Abondance. Properce dit qu'à force de pleurer sa défaite, il se changea lui-même en fleuve.


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