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Le mythe de Apis (ou Hapi)



Le fils de Phoronée

Apis est le fils de Phoronée et de Laodicé. Il était le roi d'Argos. Comme il gouvernait tyranniquement, il fut tué par Telchin et Thelxion. Le Péloponnèse fut appelé d'après lui, Apis, ou terre d'Apis, selon Apollodore.
Selon Varron et Eusèbe, Apis conduisit une colonie grecque en Egypte, où il répandit la civilisation, donna des lois et enseigna les arts. Par reconnaissance pour tant de bienfaits, les Égyptiens, après sa mort, le mirent au rang des dieux, et l'adorèrent sous le nom de Sérapis.


Le fils de Telchin

Apis est le fils de Telchin, et roi de Sicyone. Suivant Pausanias, le Péloponnèse, avant l'arrivée de Pélops à Olympie, s'appela d'après lui Apia. Il eut pour fils Thelxion.


Le fils de Jason

Apis est le fils de Jason. Il est né à Pallantium. Ætolus le tua par mégarde aux jeux funèbres célébrés en l'honneur d'Azan.


Le fils d'Apollon

Apis est le fils d'Apollon. C'était un médecin et un devin de Naupacte. Il délivra Argos des bêtes féroces qui dévastaient cette contrée.


Le dieu bœuf

Apis ou, suivant Champollion jeune, Hapi, était une divinité adorée en Égypte sous la forme d'un bœuf. Le bœuf Apis était considéré comme un symbole vivant d'Osiris, comme une incarnation de son âme. Sa résidence était à Memphis. Du reste, il était révéré de l'Egypte entière. On célébrait en son honneur une fête solennelle, pendant laquelle le bœuf était conduit processionnellement par les prêtres. La durée de sa vie était limitée à vingt-cinq ans. Lorsqu'il avait vécu le temps-voulu, s'il ne mourait pas naturellement, les prêtres le conduisaient sur les bords du Nil, et le noyaient avec les cérémonies prescrites. Les Égyptiens pleuraient ensuite sa mort comme celle d'Osiris même, avec de grandes lamentations. On procédait alors à la recherche d'un nouvel Apis. On le reconnaissait à divers signes, dont Élien porte le nombre à vingt-neuf.
Suivant Plutarque, il devait être noir et en même temps être marqué d'une tache blanche et carrée sur le front, et de plus, avoir sur le côté droit une marque blanche ressemblant au croissant de la lune. On peut soupçonner que ces signes étaient en partie l'ouvrage des prêtres, qui les imprimaient eux-mêmes d'avance sur l'animal. Lorsqu'enfin Apis était trouvé, on célébrait son avènement comme on eût fait d'une résurrection d'Osiris.
Apis avait à Memphis deux étables, ou plutôt deux temples, dans lesquels il rendait ses oracles. S'il mangeait ce qu'on lui présentait, c'était un augure favorable, et s'il le refusait, c'était un signe funeste. Quand on venait le consulter, on brûlait de l'encens sur l'autel, et on y déposait une pièce d'argent. Puis on approchait l'oreille de la bouche d'Apis, et l'on se retirait en se bouchant les oreilles, jusqu'à ce qu'on fût hors du temple. Le premier son qu'on entendait alors était pris pour la réponse du dieu.
Apis n'était point le seul dieu bœuf qu'adorassent les Égyptiens ; tels étaient aussi Mnévis, Pacis et Onuphis. Apis était le plus célèbre des quatre.


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