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Le mythe de Aurore (ou Éos ou Aurora)



La déesse Aurore

Aurore est une déesse. Elle est la fille d'Hypérion et de Theia, ou d'Euryphaessa, ou bien encore de Pallas. elle est également la sœur d'Hélios (le Soleil) et de Séléné (la Lune). Pour répandre la lumière sur la terre et dans le ciel, elle quitte chaque matin la couche de Tithon, son bien-aimé, et s'élance du sein de l'Océan, emportée par deux coursiers rapides: Lampos et Phaéthon. Mais elle n'est pas seulement chargée de faire apparaître les premières lueurs du matin, elle accompagne, dans sa course diurne, son frère Hélios, et ne se repose ainsi que le soir. De là vient que les poètes employaient indifféremment son nom pour désigner les diverses parties du jour, et quelquefois le Jour en général.
Dans Hésiode, cette dernière divinité (Héméra) est bien distincte de l'Aurore, mais chez les tragiques et dans les poètes postérieurs, leurs mythes sont continuellement confondus. En général, les traditions homériques relatives à l'Aurore ont été assez fidèlement suivies par les auteurs plus modernes et les mythographes latins.


Les enfants de l'Aurore

L'Aurore fut aimée de plusieurs amants mortels. Elle enleva Orion, dont la beauté l'avait séduite, ce qui irrita les Dieux contre elle, jusqu'à ce que Diane eût tué son favori à coups de flèches. Elle aima ensuite Clitus, qui partagea son trône d'or, dans le séjour des dieux immortels. A celui-ci succéda Tithon, car Vénus, dit Apollodore, rendait souvent l'Aurore amoureuse pour se venger de ce qu'elle avait accordé ses faveurs à Mars.
Elle obtint l'immortalité pour son nouvel amant, dont elle eut deux fils: Memnon et Emathion, et le métamorphosa en cigale, lorsque la vieillesse lui eut rendu la vie insupportable. Ce fut pour le premier des enfants que lui avait donnés Tithon qu'elle demanda des armes à Vulcain. Et à la mort de ce fils chéri les larmes de l'Aurore, qui ne doivent jamais s'arrêter, formèrent la rosée du matin.
Unie à Astrée, l'Aurore eut de lui Borée, Zéphyre, le Notus, Héosphoros, ou l'étoile du matin, et les autres astres. Céphale, enlevé par la déesse, sur le sommet de l'Hymette, et transporté en Syrie, eut d'elle Phaéthon. Il put ensuite retourner auprès de sa chère Procris.


La représentation de l'Aurore

La manière dont les poètes représentent l'Aurore varie un peu suivant l'âge des diverses traditions. Dans Homère, elle accomplit sa course, portée sur un char que traînent deux chevaux. Plus tard, on lui donne indifféremment le biga et le quadrige. Elle est couverte d'un voile et a des ailes. Son attelage est rouge couleur de pourpre ou de safran. Les chevaux sont blancs ou d'un rouge vague.
L'attribution de ces couleurs diverses au char et aux coursiers de l'Aurore doit sans doute son origine aux nuances dont l'horizon se colore, quand le jour commence à poindre. Jacobi repousse cependant cette explication toute naturelle. Il prétend que le rouge ou safran est une couleur prise simplement parmi celles que s'attribuaient les héros et les dieux. « Les Dioscures, dit-il, ont aussi des chevaux blancs ou rouges, et d'autres déesses que l'Aurore ont, comme elle, des bras roses et des vêtements couleur safran. »
L'Aurore était encore représentée portée sur le cheval Pégase, dont Jupiter lui avait fait présent, ou traversant les cieux avec lui et portant une torche.


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