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Le mythe de Auxésia


Auxésia signifie celle qui donne la croissance au grain semé. C'est le surnom de Proseipine.


Auxésia selon la tradition trézénienne

D'après une tradition trézénienne, deux jeunes filles, Auxésia et Damia, vinrent de Crète à Trézène, et furent lapidées avec d'autres personnes dans une émeute. Après leur mort, elles furent révérées des habitants, comme des divinités. Leur fête se nommait Lithobolia.


Auxésia selon la tradition d'Epidaure et d'Égine

Les champs d'Épidaure étant devenus stériles, les habitants s'adressèrent à l'oracle de Delphes. Le dieu leur ordonna d'ériger à Auxésia et à Damia des statues qui ne fussent ni de pierre, ni d'airain, mais de noble bois d'olivier. En conséquence les habitants d'Épidaure prièrent les Athéniens de leur laisser prendre chez eux un olivier. Les Athéniens y consentirent, mais à condition que chaque année ils sacrifieraient à Minerve (Athéné Agraulos, celle qui donne aux champs la fécondité) et à Érechthée (le dieu des eaux fertilisantes). Ces conditions remplies, la stérilité cessa.
Égine (540 av. J. C.), s'étant détachée d'Épidaure, sa métropole, les Éginètes dérobèrent à ceux d'Épidaure les statues des déesses, que les deux villes avaient jusque-là révérées en commun, et ils les transportèrent au centre de leur île, dans la district d'Œa, où ils instituèrent des sacrifices, des chœurs et des mystères en l'honneur d'Auxésia et de Damia. Cependant les Épidauriens cessèrent de sacrifier à Athènes. Informés alors du vol des statues consacrées, les Athéniens sommèrent les Éginètes de les rendre, et, sur leur résistance, ils tentèrent de les reprendre de force. Déjà ils avaient passé des cordes à l'entour et se mettaient en devoir de les traîner, lorsque soudain le tonnerre se fit entendre. La terre trembla. Les Athéniens furent frappés de démence et s'entre-tuèrent. Un seul survécut pour rapporter la nouvelle. Tel était le récit des Athéniens.
Suivant les Éginètes, tandis que les Athéniens tiraient à eux les statues, elles tombèrent d'elles-mêmes à genoux, posture qu'elles gardèrent dans la suite. Suivant Ottfried Müller, Damia et Auxésia ne sont autres que Cérès et Proserpine.
Par ailleurs, une fête nommée Dameia se célébrait à Tarente en leur honneur.


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