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Le mythe de Bellone (ou Bellona ou Enyo)



La déesse de la guerre

Bellone est la déesse de la guerre. Elle est la sœur, l'épouse, ou la fille de Mars, dont elle conduit le char, accompagnée d'Éris (la Discorde), Phobos (l'Effroi) et Phyge (la Fuite). Quelquefois elle est seule auprès du dieu, et excite ses deux coursiers, Pavor et Formido (l'Effroi et la Crainte), soit avec un fouet sanglant, soit avec la pointe de sa lance. On la voit encore tenant un fléau, une verge, une torche et sonnant de la trompette.
A Thébes et à Orehomène on célébrait les homoloia en l'honneur de cette déesse, de Cérès, de Minerve et de Jupiter. C'est d'Homoloïs, l'une des prêtresses d'Enyo, que ce dernier a pris son nom d'Homoloïos.


Le temple de Bellone

Bellone avait au temple de Mars, à Athènes, une statue, œuvre des fils de Praxitèle, et à Rome, près de la porte Carmentale, un temple célèbre qui servait de lieu d'audience au sénat lorsqu'il s'agissait d'admettre un général vainqueur aux honneurs du triomphe ou de donner audience à un ambassadeur. En face, s'élevait la columna bellica, contre laquelle le fécial dardait sa lance lors d'une déclaration de guerre, l'extension de l'empire ne permettant plus d'accomplir cette cérémonie sur la frontière du pays ennemi. Des prêtres choisis parmi les gladiateurs desservaient le temple, et y accomplissaient de sanglants rites auxquels des prêtresses prenaient part.
Peu considérés à Rome, ces ministres sacrés exerçaient une véritable dictature dans les deux comana de la Cappadoce et du Pont. La première de ces villes contenait plus de six mille hiérodoules, dont le chef marchait presque l'égal du souverain, et qui exerçait une autorité souveraine sur les immenses possessions annexées à son temple.


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