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Le mythe de Camena



Des nymphes prophétesses

Camena est l'ancienne orthographe du mot camœna qu'on rencontre aussi sous les formes carmena, carmenta, casmena, camesœ, camesenœ. Ce n'est qu'à une époque assez rapprochée de nous qu'on a donné le nom de camœnœ aux muses.
Cette épithète désignait dans l'origine des nymphes prophétesses, à la fois muses et devineresses, dont le culte appartenait à la vieille mythologie Italienne ou avait été apporté d'Arcadie dans le Latium. L'une de ces nymphes connaissait le passé, et une antre l'avenir. Elles présidaient aussi à la naissance des enfants.


La devineresse Carmenta

La principale d'entre elles, Carmenta, était célèbre chez les Romains. Servius et Denys d'Halicarnasse disent qu'elle s'appelait Nicostrata, et ne recevait que comme prophétesse le nom de Carmenta. Mercure l'ayant rendue mère d'Évandre, elle engagea celui-ci à tuer son père, et s'enfuit avec son fils en Italie, où elle prédit l'avenir, jusqu'à l'âge de 110 ans. Elle succomba alors sous les coups d'Evandre, et reçut les honneurs divins.
Elle avait, au pied du Capitole, près de la porte dite Carmentale, un temple où les matrones romaines allaient la supplier de veiller à la prospérité de la république. Ce fut elle qui changea en lettres romaines les quinze lettres grecques apportées par Évandre dans le Latium.


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