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Le mythe de Dicé



La déesse allégorique de la justice

Dicé est une divinité allégorique de la justice. Elle est la fille de Jupiter et de Thémis. Elle est également la sœur d'Eunomie et d'Iréné, mais aussi l'une des Heures. Hésiode la représente comme une jeune vierge aimant la justice, et qui s'approche du trône de Jupiter triste et plaintive toutes les fois qu'un juge a prévariqué. Les poètes l'appelaient la base solide des empires, l'ennemie de la fraude, qui dévoile tout, la protectrice des tribunaux, etc. Sa fille était Hésychie, personnification du repos, de la conscience pure.
Les tragiques ont représenté Dicé comme une divinité sévère et inflexible, qui veille sans cesse pour que la justice ne soit pas violée, et qui, de l'épée aiguisée par Aisa, perce le cœur du mortel injuste. Elle entre dans la maison du coupable, accompagnée de Pœné, divinité qui punit le crime. Comme déesse vengeresse, elle était intimement liée avec les Furies. Mais elle se distinguait de ces cruelles divinités en ce que l'ardeur qu'elle mettait à punir le crime ne l'empêchait pas de récompenser les bons.


La parèdre de Jupiter

Ce n'est que dans des traditions comparativement assez modernes que cette déesse apparaît comme parèdre de Jupiter. Dans Plutarque, elle figure comme une suivante de Némésis. Elle est chargée d'infliger un châtiment à ces âmes qui, bien que vicieuses, peuvent cependant être rappelées à la vertu.


La représentation de Dicé

Dicé était représentée sur le coffre de Cypsélus, sous les traits d'une belle femme étranglant une femme hideuse, et la frappant d'un bâton.


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