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Le mythe de Faune (ou Faunus)



Le fils de Picus

Faune est le fils de Picus, et le petit-fils de Saturne. C'est un ancien roi et civilisateur du Latium. Nonnus le fait fils de Jupiter et de Circé. Dercyllide (dans Plutarque) lui donne pour père Mercure. Enfin, Denys d'Halicarnasse le nomme descendant de Mars et prince des aborigènes, qui accueillirent favorablement Évandre en Italie.
On lui donne pour femme ou pour fille Fauna ou Fatua. Il eut de la nymphe Marica un fils nommé Latinus. On dit qu'Hercule tua Faune lorsque celui-ci voulut le sacrifier, comme tous les étrangers, à Mercure.


Un civilisateur divin

Quoi qu'il en soit, Faune se présente, dans les anciens auteurs, avec tous les caractères d'un premier législateur, d'un civilisateur divin. Il adoucit les mœurs des nomades, leur donna des lois, érigea un temple, fanum, et compléta son œuvre en inventant le chalumeau, pour adoucir par la culture des arts, quelque informes qu'ils fussent dans le principe, la barbarie de ses sujets. Picus et Canente, sa mère, furent mis par lui au nombre des dieux.
Après sa mort, on adora Faune, comme Fatuus, dieu fatidique et champêtre. Aussi voit-on, dans Arnobe, Numa saisir Picus et Faune, et les contraindre à lui révéler l'avenir. Latinus eut de même recours à la science prophétique du dieu. La religion des Grecs s'étant répandue en Italie, on confondit Faune avec le dieu Pan (Lupercus) des Arcadiens, de même que les Faunes, divinités champêtres, nées de Fatua ou Fauna, furent identifiés avec les Pans ou Panisc .i grecs.


Le culte et les représentations de Faune

Faune avait des temples dans différentes parties de l'Italie. Celui qui se trouvait à Tivoli, auprès de la grande cascatelle, était surtout célèbre. On distingue encore le temple de l'île du Tibre et la Rotonde du mont Cælius.
Les oracles que le dieu rendait se communiquaient dans le sommeil. On procédait par des ablutions, une abstinence complète, la privation de tout ornement du corps. Puis on sacrifiait deux brebis, l'une à Faune, l'autre au dieu du sommeil. Le consultant se couchait ensuite sur les peaux des victimes, s'y endormait, et recevait l'oracle. Selon d'autres, Faune incisait sa volonté sur l'écorce des arbres de la forêt qui lui était consacrée.
L'île que forme le Tibre lui était consacrée. Vers l'an 195 avant. J.-C., on lui érigea un temple dans l'endroit où on lui faisait des offrandes le 13 février. Les laboureurs lui sacrifiaient des boucs le 5 décembre. L'olivier sauvage et le pignon lui étaient consacrés.
On le représentait avec les cornes, les pieds et les oreilles du bouc.


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