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Le mythe de Feu



Le culte du feu

Le culte du feu a été créé au commencement de toutes choses par Zervane Akérène. Le feu, auquel préside Bebram, est, suivant la cosmogonie parsi, l'expression la plus pure de la divinité dans son action continuelle sur tous les êtres. Aussi les peuples de la Haute-Asie lui rendirent-ils de bonne heure un culte particulier, comme nous l'apprennent Xénophon et Strabon, et comme nous le montrent encore aujourd'hui les croyances traditionnelles en vigueur chez les Parses qui habitent le Goudjerate et le Kerman. Le Mobed a ordre de mettre à cinq heures différentes du bois et des parfums dans le feu sacré, dont l'office (neaesch) se célèbre jour et nuit, et chaque Parse doit invoquer cet emblème du dieu vivant, au moyen duquel il obtiendra tout ce qu'on peut désirer sur la terre.
L'atechgâh, ou sanctuaire du feu, consiste en une petite chapelle carrée, au milieu de laquelle se trouve l'adoscht, pierre qui supporte le vase d'airain dans lequel brûle la flamme. Les Mobeds et les Herbeds doivent seuls s'introduire dans ce lieu, et encore ne peuvent-ils le faire que la bouche couverte d'un bandeau. Ils doivent aussi s'envelopper les mains d'un linge, pour toucher les combustibles destinés à entretenir l'activité de leur foyer éternel. Au Kerman, ils prient en se tournant vers le sud, mais dans l'Inde, ils ont soin de se diriger du côté du soleil.
Cette vénération des parses pour le feu produit les effets les plus ridicules dans la vie active. Ainsi, pour éteindre un incendie, ils se gardent bien de souiller leur dieu par le contact de l'eau. Ils s'efforcent de l'étouffer, en jetant dessus de la terre et des pierres, et surtout en atténuant son principe de vie, pour l'obliger à s'éteindre de lui-même. Une lumière doit être éteinte, non pas avec la bouche, mais avec le vent que produit un éventail, etc. Le Zend-Avesta retrace dans le plus grand détail les cérémonies nécessaires pour rendre au feu la pureté qu'un accident ou un sacrilège lui aurait enlevée.


Le culte du feu chez d'autres peuples

On retrouve également le culte du feu chez les peuples de race pélasgique, en Grèce et en Italie. Ainsi, un feu sacré, qui, en cas d'extinction, devait être rallumé par les rayons du soleil, brûlait dans les temples d'Apollon à Athènes et à Delphes, dans celui de Cérès à Mantinée, de Minerve, de Jupiter Ammon. Les Romains, à l'imitation des Grecs, adoptèrent ce culte, et Numa fonda un collège de vestales dont la fonction était d'entretenir le feu sacré.


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