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Le mythe de Fortune (ou Tyché ou Fortuna ou Fors)



Une déesse allégorique

La Fortune est une divinité allégorique commune aux Grecs et aux Romains. Homère ne la mentionne pas. Il exprime toujours l'idée correspondante par Æsa ou Moira. Hésiode, qui le premier la fait apparaître, lui donne pour parents l'Océan et Téthys. Dans Pindare, elle est la fille de Jupiter, et l'une des Parques. Enfin les Orphiques nomment sa mère Eubulée.
Les attributs de la Fortune, en tant que déesse grecque, sont divers. Quand elle tient le gouvernail, elle représente, du moins le plus ordinairement, le destin qui gouverne le monde. Avec le globe céleste, elle n'est plus que l'emblème du hasard. Et lorsqu'elle soutient Plutus ou la corne d'abondance, elle devient le symbole de la prospérité, de la fortune par excellence.


Le culte de la Fortune

Honorée dans toute la Grèce, La Fortune avait des temples dans les villes suivantes: à Phére en Messénie, à Smyrne où Bupalus l'avait représentée un globe céleste sur la tête et la corne d'abondance à la main, à Sicyone, à Égire en Achaïe où elle avait à son côté un amour ailé, à Élis, à Thèbes avec Plutus, à Lébadée avec le bon génie, enfin à Olympie où il y avait un autel de la bonne fortune.
Les attributs de la Fortune sont très nombreux chez les Romains, qui l'honorèrent de bonne heure et au loin dans leur empire. Ainsi, elle a la roue et le disque. Elle paraît même, en tant une Fortune antiate, présidant à la navigation ou commandant aux mers, avec le dauphin. Son culte était en vigueur, principalement à Rome, à Antium et à Préneste, où elle apparaissait comme déesse prophétique, et rendait des oracles célèbres sous le nom de sortes antiates ou prœnestinœ.
Dans la capitale, elle n'avait pas moins de vingt-six temples. Les deux derniers, situés dans les treizième et quatorzième régions, étaient dédiés à la Fortune, Fors, et non Fortuna, ce qui est du reste, parfaitement identique. Servius Tullius avait élevé le premier un temple à cette déesse, 295 ans ayant J.-C. Les Étrusques comptaient la Fortune au nombre de leurs Pénates, ainsi que Cérès et Palès.
On célébrait en l'honneur de la Fortune, le 24 juin, une fête dans laquelle les mariniers couronnaient de fleurs leurs navires.


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