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Le mythe de Hostie



La différence entre les victimes et les hosties

Les animaux destinés aux sacrifices se nommaient victimes ou hosties. L'une différait de l'autre, premièrement en ce que toutes sortes de personnes pouvaient immoler l'hostie, et que la victime ne pouvait être sacrifiée que par celui qui avait vaincu l'ennemi ; secondement, en ce que l'hostie était immolée avant qu'on marchât à l'ennemi, et la victime ne l'était qu'après la victoire. Ainsi ces deux mots viennent, hostie, de hostibus eœdendis, et victime, de victis hostibus, parce que, dans les premiers temps, on n'offrait ordinairement des sacrifices qu'avant le combat et après la victoire.
Ces deux différentes dénominations n'en furent pas moins données aux animaux qu'on immolait pour toute autre cause que celle de la guerre, mais avec cette différence qu'on donnait ordinairement le nom de victime au gros bétail, et celui d'hostie au petit. Néanmoins on confond souvent ces deux expressions. Il faut observer que, comme les anciens offraient aussi des choses inanimées en sacrifices, le nom de victime ne convenait qu'aux choses inanimées, et celui d'hostie aux unes et aux autres.


Les différentes hosties

Les anciens distinguaient plusieurs sortes d'hosties:

  • hostiœ purœ: agneaux et petits cochons de dix jours.
  • hostiœ precidaneœ: celles qu'on immolait la veille des fêtes solennelles.
  • hostiœ bidentes: hosties de deux ans, qui, à cet âge, ont deux dents plus élevées que les autres.
  • hostiœ injuges: qui n'avaient jamais subi le joug.
  • eximiœ: choisies et mises à part comme les plus belles et les plus dignes des dieux.
  • hostiœ succedaneœ: qui se succédaient les unes aux autres.
  • hostiœ ambarvates
  • hostiœ amburbiales: celles que l'on promenait autour de la ville.
  • hostiœ caviares: celles qui étaient présentées au sacrificateur par la queue.
  • hostiœ prodigœ: celles qui étaient entièrement consumées par le feu.
  • hostiœ piaculares: expiatoires, que l'on immolait pour se purifier de quelque souillure.

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