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Le mythe de Isis



La déesse de la fécondité

Isis est un déesse égyptienne, qui était la personnification de la puissance génératrice et fécondatrice de la nature. Identifiée par les Grecs avec To et par les Égyptiens avec Cérès, les mythes qui la concernent ne nous sont parvenus qu'altérés et surchargés d'additions étrangères au mythe originaire.
Ainsi, selon Diodore, la déesse égyptienne est fille du Jupiter grec (Zeus) et de Junon. Elle épousa son frère Osiris, et le seconda dans ses projets de civilisation. Comme à Cérès les Grecs, les Égyptiens durent à Isis le froment, l'orge, l'usage de ces grains, les premières notions des sciences agricoles, industrielles et sociales, l'invention de la voile.
Plutarque regarde Osiris et Isis comme fils de Saturne (Kronos), et de Rhée, épouse d'Hélios. Celui-ci, irrité de l'infidélité de sa femme, jura qu'elle n'accoucherait ni dans un mois, ni dans une année. Mercure (Hermès) entendit ce serment, et, pour sauver Rhée, qui l'aimait, proposa à la Lune une partie de trictrac, lui gagna soixante-dix parties de sa lumière, et en forma les cinq jours complémentaires, qui se trouvaient hors de l'année ordinaire, et dans lesquels la déesse put accoucher. D'Hélios, Saturne et Hermès naquirent cinq enfants: Osiris, Arouère ou Horus, Typhon, Isis et Nephthys, que les Grecs identifient avec Vénus ou avec la Victoire.


La mort d'Osiris

Épouse d'Osiris, qui périt de la main de Typhon, Isis se mit à chercher le corps de son époux jeté à la mer. Elle trouva le coffre qui le renfermait sur la côte de Byblos. Un buisson l'enveloppait de toutes parts de ses branches touffues. Le roi du pays fit abattre cet arbre, et le façonna en pilier pour son palais. Isis en retira adroitement la caisse, mais Typhon découvrit le cadavre, et le coupa en quatorze morceaux, qu'elle parvint cependant à retrouver.
De son époux mort, Isis eut Harpocrate, qui naquit avant terme. Elle avait donné le jour auparavant à Horus, qui défit Typhon, et le mit sous la garde de sa mère. Celle-ci lui ayant rendu la liberté, Horus, irrité, lui enleva la couronne, à la place de laquelle Hermès lui mit une tête de vache avec ses cornes. Aussi les Égyptiens la représentaient-ils sous la forme d'une vache, et disaient-ils qu'elle avait donné le jour au bœuf Apis.


Le culte d'Isis

Honorée par des fêtes solennelles dans les principales villes de l'Egypte, à Saïs, à Bubaste, à Busiris, à Coptos, à Abydos, le culte d'Isis passa en Grèce, et s'étendit très rapidement. Au Ve siècle avant J.-C., elle avait déjà à Tithorée en Phocide une enceinte sacrée accessible seulement à ceux que la déesse avait désignés comme dignes de cette faveur. A Phlionte son idole était invisible. A Omphale, les femmes seules pouvaient contempler l'image de la déesse. Corinthe était surtout célèbre par la somptuosité avec laquelle elle honorait Isis, regardée par les Corinthiens plutôt comme une déesse protectrice de la navigation que comme une Thesmophore. Alexandrie avait de même altéré le caractère primordial de la déesse. Sur les médailles de cette ville on voit l'Isis Pharia tenant le sistre et le voile. Sur la route de l'Acrocorinthe étaient deux temples consacrés à Isis Pelagia et à Isis Æpyptia.
Importée à Rome sous Sylla, et bannie vers l'an 60 avant J.-C., elle y reprit bientôt une grande vogue, et amena les plus grands abus. Sous Auguste, ses temples devinrent des lieux de prostitution.


Les représentations d'Isis

Isis est représentée sur les monuments et les médailles comme une femme jeune et belle, à la coiffure de vautour surmontée des cornes de vache ou du globe lunaire. Ses attributs sont le lotus et le sistre. Le plus ordinairement, on la voit assise et allaitant Horus, dans les œuvres des artistes romains, qui la représentaient avec la figure, la forme et le vêtement de Junon, la distinguant seulement de cette déesse par le large manteau, le voile garni de franges et quelques attributs particuliers.


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