Accueil > Les mythes commençant par K > Le mythe de krishna

Le mythe de Krishna



L'incarnation de Vishnou

Krishna est le nom que prit Vishnou dans sa huitième incarnation, la plus belle et la plus pure de toutes. Suivant les légendes hindoues, Krishna naquit à Mathoura, de Vaçoudéva et de Dévaki. Le frère de celle-ci, Kansa, inquiété par une prédiction qui menaçait sa vie, voulut faire périr son neveu. Mais les Kinnaras empêchèrent l'exécution de l'ordre fatal, en étourdissant les gardes par un bruit d'instruments, ainsi que le firent les Curètes à la naissance de Jupiter.


La naissance et la jeunesse de Krishna

L'enfant merveilleux vint au monde à minuit, au lever de la lune, avec tous les attributs de la divinité. Il ordonna lui-même à son père de le transporter au delà de la rivière d'Yamouna, et fut confié à Nanda et à son épouse Iachoda, qui habitaient Gokoulam, la ville des pasteurs.
Dès sa première enfance, il se signala par des prodiges. Un jour que Iachoda lui reprochait sa gourmandise, il lui montra sa bouche, et sa nourrice y aperçut l'univers entier. Vivant au milieu des bergers et des bergères, il partagea leurs jeux, tout en déjouant les tentatives de Kansa, qui voulait se défaire de lui. Le monstrueux serpent Kalinaga tomba sous ses coups, ainsi que des géants et des monstres qui avaient osé l'attaquer.
Adonné aux plaisirs et à la gloire, comme les héros grecs, il eut un grand nombre de favorites, parmi lesquelles figurent les sept Gopis et surtout la belle Radha.


Les combats de Kishna

Devenu grand, il s'environna de jeunes guerriers, marcha contre Kansa, son oncle, avec le dessein de venger ses parents, emprisonnés par ordre du tyran. Celui-ci feignit de l'accueillir cordialement, et lui proposa diverses épreuves dont il devait, dit-il, sortir couvert de gloire. Lui présentant son arc, Dharoudj, qui donnait la mort à celui qui le touchait, il lui enjoignit de le bander. Krishna brisa l'instrument de mort, et soutint diverses autres épreuves dont le prix devait être le trône. Kansa se refusa à remplir la clause, et périt de la main de son neveu, qui remplit ainsi la prophétie.
Ensuite, amoureux de Roukmini, Krishna marcha contre son frère Bhichmaka, qui régnait à Vidarbha, et le défit ainsi que Dantavaktra et Djaraçandha. En sa qualité de vainqueur, il s'empara de son zénanah, qui renfermait seize mille vierges, et prit pour sa favorite la belle Roukmini, dont il eut Radioumna.


La mort de Krishna

Pendant ce temps les plus cruelles dissensions s'étaient allumées au sein de la famille de Bharata, dans laquelle Krishna avait pris naissance. Douriodhana, chef des Kourous, branche aînée des enfants d'Iadou, persécutait les Pandous, branche cadette. Krishna accourut à leur secours, fit du Pandou Ardjouna son compagnon favori, et marcha contre l'oppresseur. Après une bataille de dix-huit jours, les Kourous sont défaits, Douriodhana tué, et l'aîné des Pandous, Iouddhichthira, monte sur le trône. Ce fut la dernière victoire de Krishna.
Suivant les uns, il remonta alors dans le Vaikounta, palais divin, en adressant ses dernières exhortations à son ami Ardjouna. Suivant d'autres, il périt sur un sandal, où il fut cloué d'un coup de flèche, et du haut duquel il prédit les maux qui allaient fondre sur la terre, dans le Kali-Youga. En effet, trente-six ans après, commença cet âge malheureux. Une troisième tradition ajoute que le corps de l'homme-dieu fut changé en un tronc de Tchandana ou sandal, et que, porté par les eaux sur la côte d'Orissa, il y est encore adoré à Jaggrenauth.


Les représentations de Krishna

Ce mythe de Krichna, si remarquable par les analogies qu'il présente avec les fables de Jupiter, d'Apollon, d'Osiris, et surtout avec les récits des Évangiles sur le Christ, n'est qu'une symbolisation poétique de la lutte réelle des Vishnouites et des Sivaïtes.
Les peintures hindoues représentent Krishna, dont le visage est toujours d'un bleu foncé, tantôt enfant, tantôt adolescent et prenant part aux jeux des bergères. Quelquefois encore il est dans l'attitude de la méditation ou revêtu des attributs de la puissance suprême.


Autres mythes :