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Le mythe de Lamas



Des prêtres bouddhistes

Lamas signifie grands-prêtres. C'est le nom des prêtres honorés par les Tibétains et les Mongols bouddhistes, qui se divisent en deux sectes: les bonnets rouges et les bonnets jaunes, reconnaissant chacune trois lamas. La seconde désigne ses trois supérieurs spirituels sous le nom générique de Chammars. La première donne l'autorité souveraine au Dalaï-Lama, au-dessous duquel s'échelonnent le Bogdo-Lama et le Taranaout-Lama.


Le rôle des Chammars

Le Dalaï-Lama, qui exerce le pouvoir spirituel et temporel au Tibet, sous la suzeraineté de la Chine, est en quelque sorte une incarnation de la divinité sur la terre. Aussi les Tibétains le regardent-ils comme n'étant pas soumis à la loi de la mortalité. Dès qu'un Dalaï-Lama a rendu le dernier soupir, son âme passe dans un autre corps, qui représente la même divinité changée dans sa forme et non dans son essence. Ce souverain, qui n'a qu'une ombre d'autorité temporelle, habile l'Hassa, sous la garde d'une armée chinoise. Il y est entouré du respect et de l'adoration constante des fidèles, qu'il guérit de leurs souillures par un simple attouchement.
Le Bogdo-Lama réside à Djasti-Shumbo, à dix journées de marche de l'Hassa.
Quant aux trois Chammars, ils demeurent dans différents couvents, et exercent une grande autorité sur diverses classes de prêtres qui sont chargés de l'enseignement et jouissent d'une grande considération.


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