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Le mythe de Matris



La personnification de l'énergie d'une divinité

Dans la mythologie hindoue, une Matris est l'énergie personnifiée d'un dieu, ou sa femme. On compte sept, huit, et même jusqu'à seize matris. Le Dévi Mahatniam les nomme ainsi: Brahmi (femme de Brahmâ), Mahéçouari (femme de Siva), Aindri (femme d'Indra), Varahi (femme de Varaha), Vaichnavi (femme de Vishnou), Kaoumari (femme de Koumara) et Kaouvéri (femme de Kouvéra). Il faut y joindre Naracinghi ou Tchandîka (surnommée Aparadjita ou Tchamounda).


Les Matris dans un certain poème

Dans le poème des Splendeurs de Dévi, on voit les Matris aider les dieux à triompher des géants. Elles sont ainsi décrites: « La Sacti Brahmi, les reins ceints d'une corde blanche, et portant une gourde creuse, vint montée sur un char tiré par deux cygnes. Elle a pour surnom Brahmani. Ensuite apparut Mahéçouari, montée sur un taureau, armée du trident, portant un large serpent en guise de bague et le croissant de la lune pour ornement de tête. Parmi les ennemis destinés à combattre les enfants de Diti, se montre aussi Kaoumari, dont les mains tenaient la lance, à laquelle un paon servait de monture, et qui, sous forme de Kartikaïa, était Ambika (la mère). Vaichnavi arriva montée sur un aigle, portant la conque, le disque, la massue, l'arc, l'épée, que ses cinq mains soutenaient. Sous le nom de Vahari vint l'énergie de Hari, qui prit la forme, sans égale, de l'ours sacré. On vit se présenter Naracigni (femme-lion), dont la forme ressemblait absolument à celle de Naracingh (homme-lion). Sa crinière se hérissait, et, s'élevant formidable, menaçait les cieux. Ensuite Aindri portant le tonnerre dans sa main et montée sur le roi des éléphants, semblable en tout à Indra aux cent yeux. Et enfin, l'énergie terrible nommée Tchandika. Sacti, qui s'élança du corps de Dévi, horrible, poussant de longs hurlements, pareils aux gémissements affreux de cent chacals à la fois.
Ce fut elle la déesse invincible, ce fut Aparadjita qui parla en ces mots à Içana, dont la tête est environnée des tresses noires de ses cheveux.... On vit Tchamanda debout sur un cadavre, Varahi assise sur un buffle, Aindri montée sur un éléphant, Vaichnavi portée par un aigle, Mahéçouari par un taureau, Kaoumari par un paon, Brahmi par un cygne, enfin Aparadjita, que le monde entier révère. Ce sont les matris douées de toutes les facultés. »


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