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Le mythe de Mort (ou Thanatos ou Mors)



La mort personnifiée

La Mort est la personnification de la mort. Il faut bien distinguer la manière dont les poètes nous la représentent d'avec les attributs que lui donne l'art plastique des anciens.


La Mort selon les différents poètes

Homère ne prête pas encore à la mort de formes bien arrêtées. Il se sert du mot thanatos pour désigner la fin de la vie en général. S'il veut préciser la manière dont elle s'est accomplie, il y ajoute quelque épithète pour indiquer une mort douce, rapide, ou violente.
La Mort et le Sommeil sont frères. Ils enlèvent ensemble le corps de Sarpédon du champ de bataille et le transportent en Lycie.
Dans Hésiode, la Nuit enfante d'elle-même le Sort, la Kère, le Sommeil, la Mort, le Songe. Le Sommeil et la Mort habitent les enfers. « Celui-ci, l'ami des mortels, se promène paisiblement au milieu d'eux sur la terre, la nuit. L'autre est sans pitié et son cœur est d'airain. Il ne lâche jamais le malheureux qu'il a une fois saisi et est en horreur, même chez les dieux immortels. » Euripide, qui, dans son Alceste, met la Mort en scène, nous la dépeint comme « le sacrificateur sinistre des enfers, qui, revêtu d'un vêtement noir et se promenant parmi les mortels, un glaive à la main, coupe une boucle de cheveux au mourant et le consacre ainsi au dieu des enfers. La mort boit aussi le sang des sacrifices immolés à la mémoire des défunts. » L'Alceste nous apprend que, suivant la croyance des anciens, on pouvait s'offrir aux coups de la Mort, pour sauver la vie au mourant que l'on aimait. Parmi les légendes antiques qui nous montrent des mortels soustraits, pour quelques heures, au pouvoir de cette cruelle divinité, l'une des plus curieuses est assurément celle de Sisyphe.
Il parait qu'on faisait des sacrifices à la Mort, mais on ne trouve que des traces très confuses d'un semblable usage, dans les auteurs anciens.


Les représentations de la Mort

Jamais l'art plastique n'a représenté la mort sous des traits aussi hideux que ceux que les poètes lui prêtent. Ainsi que le Sommeil, elle est figurée le plus habituellement par un jeune homme assoupi, ou par un génie tenant un flambeau renversé. Ses attributs sont le pavot, le lézard, etc. Du reste, les anciens ont souvent aussi figuré les scènes déchirantes des adieux éternels, d'une manière allégorique, par des départs où la Mort n'est qu'un voyageur qui se met en route, par des enlèvements supposés, etc. Le Sommeil et la Mort avaient des statues à Sparte.


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