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Le mythe de Niobé



La fille de Tantale

Niobé est la fille de Tantale et la sœur de Pélops. Suivant Homère, elle épousa Amphion, roi de Thèbes, et en eut six fils et six filles. Ovide et Hygin lui donnent pour mère Taygète ou Diane. D'autres la font fille de Pélops et épouse de Zethus ou d'Alalcomène.


La légende de Niobé selon Homère

Fière de sa fécondité, elle osa se préférer à Latone, et vit périr ses enfants sous les traits d'Apollon et de Diane. Neuf jours durant, ils demeurèrent couchés au sol, étendus dans leur sang, parce que Jupiter avait changé en pierre tous les sujets de Niobé. Le dixième jour, les dieux, touchés de pitié, leur donnèrent eux-mêmes la sépulture, et Niobé, lassée d'avoir pleuré pendant ces dix jours, consentit enfin à manger. Présentement, ajoute Homère, elle est parmi les rochers, sur les sommets déserts du mont Sipyle. Et là, quoique changée en rocher, monument éternel de la vengeance des dieux, elle fond encore en larmes.


Niobé selon les poètes postérieurs

Les auteurs postérieurs, et surtout les poètes dramatiques ont considérablement altérée et modifiée la légende homérique sur Niobé. Voici les principales divergences que nous offrent leurs écrits: Hésiode et Pindare comptent vingt Niobides ; Alcman, la moitié seulement de ce nombre ; Sapho en reconnaît dix-huit ; Euripide, quatorze ; Hérodote, cinq ; Hellanicus donne à Niobé trois fils et trois filles: Archénor, Ménestrate, Archagoras, Pélopie, Ogygie, Astycratée ; tandis que Phérécyde, qui suit la tradition homérique, en mentionne douze: Alalcomène, Phérée, Eudore, Lysippe, Xanthus, Argius, Chlone, Clytie, Mélie, Hora, Lamippe, Pélopie. Dans Apollodore, les Niobides sont au nombre de quatorze: Sipyle, Minytos (nommé Eupinytos dans Hygin), Isménus, Damasichthon, Agénor, Phædimus, Tantale, Éthodée ou Néère, Cléodore, Astyoché, Phthie, Pélopie, Astycratée, Ogygie. Tzetzès ajoute à cette liste le nom d'Homoloïs, et Ovide mentionne encore Alphénor et Ilionée.
Homère fait tomber tous les Niobides sous les coups d'Apollon et de Diane. Les mythographes postérieurs disent qu'Amphion ou Amycla et Mélibée échappèrent au massacre: la dernière épousa Nélée. Cependant l'épouse de Nélée était, suivant Homère, la fille de l'Amphion d'Orchomène et non de l'Amphion Thébain. Les auteurs ne s'accordent pas non plus sur le lieu de la scène. Suivant Apollodore, les fils de Niobé furent tués par Apollon, comme ils chassaient sur le Cithéron (ou sur le Sipyle), et Diane frappa leurs sœurs dans Thèbes même. Ovide fait périr les premiers dans la plaine de Thèbes, où ils s'occupaient d'exercices gymnastiques, et les secondes, aux funérailles de leurs frères. D'autres les font périr tous en Lydie, ou racontent que Niobé, s'étant rendue de Thèbes dans cette contrée, après la mort de ses enfants, se réfugia auprès de son père Tantale, et, sur ses instantes prières, fut changée en pierre par Jupiter.
Quoi qu'il en soit, Pausanias nous apprend qu'il a été lui-même au mont Sipyle, et qu'il y a vu la statue de Niobé: « c'est, dit-il, un rocher escarpé qui, de loin, ressemble effectivement à une femme ayant la tête penchée et en pleurs. » On montrait aussi à Thèbes le tombeau des Niobides.


Le mythe de Niobé selon Parthénus

Parthénius raconte d'une manière toute différente le mythe de Niobé. Fille d'Assaon et femme de Philottus, suivant cet auteur, elle osa prétendre que ses enfants étaient plus beaux que ceux de Latone. La déesse, irritée, lui fit bientôt sentir les effets de sa vengeance. Philottus périt à la chasse, et Assaon, épris d'une passion incestueuse pour sa fille, se donna la mort sur son cadavre, après qu'elle se fut précipitée du haut d'un rocher. Il avait auparavant fait périr tous ses enfants.


Les représentation de Niobé

L'art plastique s'est complu à retracer le massacre des enfants de Niobé et le désespoir de celle-ci. Le groupe le plus célèbre qui reproduise ce sujet est dû à Praxitèle on à Scopas. Il se compose de dix figures, dont quelques-unes douteuses, et paraît avoir orné autrefois le fronton d'un temple. Découvert à Rome, en 1583, auprès de la porte San-Giovanni, ce groupe magnifique se trouve aujourd'hui au Musée de Florence. On possède encore trois beaux groupes de Niobé, dans la villa Borghèse, au Vatican, à la villa Albani, et une représente des peintures d'Herculanum la malheureuse mère implorant Junon.


La fille de Laodice

Fille de Phoronée et de Laodice, ou la mère de Phoronée, qu'elle eut d'Inachus.


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