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Le mythe de Paliques



Les Dioscures de la Sicile

Paliques signifie qui reviennent à la lumière. Ce sont des dieux jumeaux, les Dioscures de la Sicile. Ils étaient les fils d'Adranos, de Ménanus, ou de Vulcain et d'Etna, fille de l'Océan. Suivant une autre tradition, la nymphe Thalie, fille de Vulcain, avait cédé aux désirs de Jupiter. Pour échapper, elle et les fruits qu'elle portait dans son sein, à la jalousie et à la vengeance de Junon, elle souhaita que la terre s'entrouvrit et la tînt cachée jusqu'au jour où finirait sa grossesse. Son vœu fut exaucé. Au jour fixé, les enfants sortirent de la terre. De là leur nom, dans la tragédie d'Eschyle intitulée Etna, et dont nous n'avons plus que des fragments:
« — Quel nom les mortels vont-ils donc leur donner?
— Jupiter veut qu'on les appelle les Paliques vénérables.
— Ce nom leur convient en effet.
— Oui. Ils reviennent des ténèbres à la lumière du jour. »


Le culte des Paliques

Honorés dans l'origine par des sacrifices humains, les Paliques furent longtemps vénérés en Sicile. Près de leur temple, situé à Palice, au pied de l'Etna, et où les esclaves fugitifs se réfugiaient en toute sûreté, étaient deux petits lacs d'eau bouillante et soufrée, toujours pleins sans jamais déborder, que le peuple regardait comme le berceau d'où ils étaient sortis, et près duquel se faisaient des serments solennels. On jurait par ces sources en écrivant le serment sur des tablettes que l'on jetait à l'eau. S'il était sincère, elles surnageaient. Dans le cas contraire, elles tombaient au fond du lac, et on punissait sur-le-champ le parjure en le mettant à mort ou en l'aveuglant.
Le temple des Paliques n'était pas moins célèbre par les prophéties qui s'y rendaient. Servius parle d'un seul Palique (Palicus), que son père changea en aigle, dans la crainte de Junon.


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