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Le mythe de Panathénées



Des fêtes en l'honneur de Minerve

Les Panathénées étaient des fêtes qui se célébraient à Athènes en l'honneur de Minerve (Athéné) déesse tutélaire de cette ville, à qui elle donna, son nom, aussi bien qu'à la fête dont il s'agit. L'institution en était ancienne. Elle s'appela d'abord simplement les Athénées. Mais depuis que Thésée eut réuni dans une seule ville les différents bourgs de l'Attique, elle prit le nom de Panathénées. Il y en avait de deux sortes, les grandes et les petites, qui si célébraient à peu près avec les mêmes cérémonies ; les petites chaque année, la grandes après quatre ans révolus.
On représentait dans ces fêtes trois sortes de combats: ceux de la course, les gymniques ; ceux de la musique ; et l'on comprend dans ces derniers les combats de poésie. Dix commissaires choisis des dix tribus présidaient à ces combats, en réglaient la forme, et en distribuaient les récompenses. La fête durait plusieurs jours.


Le déroulement de la cérémonie

Le matin du premier jour il se faisait une course à pied, où les contendants portaient chacun un flambeau allumé, qu'ils se donnaient de main en main par un échange mutuel, sans interrompre leur course. Ils partaient du Ceramique, faubourg d'Athènes, et traversaient toute la ville. Celui qui arrivait au but sans avoir laissé éteindre son flambeau remportait le prix. L'après-midi la même course se faisait à cheval.
Le combat gymnique (ou des athlètes), succédait à la course. Le lieu de cet exercice était sur les bord de l'Ilissus, petite rivière qui passe dans Athènes, et va se rendre dans la mer au Pirée.
Ce fut Périclès qui le premier institua le combat de musique. On y chantait les louanges d'Harmodius et d'Aristogiton, qui sacrifièrent leur vie pour délivrer Athènes de la tyrannie des Pisistratides. Et on y joignit dans la suite l'éloge de Thrasybule, qui chassa les trente tyrans. Les disputes étaient très vives non-seulement entre les musiciens, mais encore plus entre les poètes, et c'était une grande gloire que d'y être déclaré vainqueur.
Les combats étaient suivis d'une procession générale, où l'on portait avec grande pompe et grande cérémonie un voile brodé d'or, où étaient tracés artistement les actions guerrières de Pallas contre les Titans et les géants. Ce voile était attaché à un vaisseau qui portait le nom de la déesse. Ce vaisseau, équipé de voiles et de mille rames, était conduit par terre depuis le Céramique jusqu'au temple éleusinien, non par des chevaux ou des bêtes de somme, mais par des machines cachées apparemment dans le fond du vaisseau, qui faisaient mouvoir les rames et glisser le vaisseau, où il y avait sans doute plusieurs personnes qui faisaient jouer les machines.


La composition de la marche

La marche était auguste et majestueuse. On voyait à la tête les vieillards, qui portaient en main des branches d'oliviers, et l'on choisissait ceux qui étaient les mieux faits et d'une meilleure santé. Des dames athéniennes, aussi, fort âgées, les accompagnaient dans le même équipage.
Les hommes faits et robustes formaient le second corps. Ils étaient en armes, avec des boucliers et des lances, suivis des étrangers établis à Athènes, qui portaient un hoyau, c'est-à-dire un instrument propre à remuer la terre. Après eux marchaient les femmes athéniennes, de même âge, accompagnées des femmes étrangères, qui portaient des vases propres à puiser l'eau.
Le troisième corps était composé de jeunes personnes de l'un et de l'autre sexe, tirées des meilleures familles de la ville. Les garçons étaient en casaque la tête couverte de couronnes, et ils chantaient un hymne particulier en l'honneur de la déesse. Les filles portaient des corbeilles où étaient renfermées les choses sacrées nécessaires pour cette cérémonie, et couvertes d'un voile pour en dérober la vue aux spectateurs.
Celui qui avait en dépôt ces choses sacrées devait, plusieurs jours avant que d'y toucher et de les distribuer aux filles athéniennes, avoir gardé une exacte continence. Ou plutôt, comme le dit Démosthènes, toute sa vie et toute sa conduite avaient été un modèle parfait de vertu et de pureté. C'était un grand honneur pour une fille d'être choisie pour ce noble et auguste ministère, et un affront insupportable d'en être jugée indigne. Ces vierges athéniennes étaient suivies de jeunes filles étrangères, qui portaient pour elles des parasols et des sièges.
Des enfants de l'un et de l'autre sexe faisaient la clôture de cette pompe.


Les chants de la cérémonies

Il était ordonné de faire chanter dans cette cérémonie des vers d'Homère, preuve éclatante de l'estime qu'on faisait des ouvrages de ce poète, même par rapport à la religion. C'était Hipparque, fils de Pisistrate, qui le premier avait introduit cette coutume. Dans cette fête, le peuple d'Athènes se mettait, lui et toute la république, sous la protection de Minerve, déesse tutélaire de la ville, et lui demandait toutes sortes de prospérités. Depuis la bataille de Marathon, on faisait dans ces vœux publics une mention expresse des Platéens, et on les joignait en tout à ceux d'Athènes.


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