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Le mythe de Priape (ou Priapos ou Priapus)



L'origine peu précise de Priape

Homère, Hésiode et les autres anciens poètes ne font aucune mention de ce dieu. Ce sont des auteurs beaucoup plus modernes, comme Strabon, qui nous rapportent qu'on lui rendait des honneurs divins et qu'on l'adorait surtout à Lampsaque, où on le disait fils de Bacchus et de Vénus. Sans doute il n'était là qu'un Bacchus phallique localisé. On le fait encore fils de Bacchus et d'une nymphe ou de Chioné, d'Adonis et de Vénus, de Mercure, d'un père à longues oreilles, c'est-à-dire d'un satyre ou de Pan.
On racontait à Lampsaque que Junon, jalouse de Vénus, fit naître Priape avec une difformité extraordinaire ; qu'alors Vénus l'abandonna ; que, recueilli par des bergers, il fut adoré par les Lampsacéniens, puis chassé honteusement de la ville, où on l'honora bientôt de nouveau dans des fêtes licencieuses. De là son culte passa à Rome, mais sous des formes moins libres.


Un dieu fécondateur

Priape est le dieu de la fécondité des champs, et préside à la prospérité des troupeaux, à l'éducation des abeilles, à la culture des vignes et même à la pêche. On lui attribuait les bien de la fructification, faits lui supposant d'ailleurs, en sa qualité de dieu rural, la vertu prophétique. Son nom se trouve quelquefois employé au pluriel.
Ayant quelques points de contact avec les autres dieux fécondateurs, les Orphiques l'ont identifié avec le Bacchus mystique, le Soleil, Mercure, etc. En Attique, les traditions populaires le faisaient figurer à côté des génies obscènes, tels que Conisalos, Orthanès, Tychon, noms divers d'un seul et même Priape. Suivant Diodore, il porte aussi les surnoms de Phallus, de Fascinus, d'Ithyphallus. Les Romains le confondirent avec la vieille divinité italique Mutunus.
Suivant Servius, il tenta de séduire la nymphe Lotis, ou de lui faire violence un jour qu'elle dormait. Mais l'âne de Silène la réveilla par ses cris. D'autres racontent cette aventure autrement, ou l'attribuent à Vesta.


Le culte et les représentations de Priape

On offrait à Priape les prémices des jardins, des vignes et des champs, et de plus du lait, du miel et des gâteaux, et on lui sacrifiait des boucs et des ânes, et les pêcheurs, des homards.
On le représentait ordinairement sous la forme d'un hermès, le plus souvent peint en rouge, portant des fruits et tenant une serpette, une massue ou une simple baguette, et quelquefois la corne d'abondance.


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