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Le mythe de Saturnales



Des fêtes en l'honneur de Saturne

Les Saturnales étaient des fêtes romaines en l'honneur de Saturne, destinées à rappeler l'âge heureux où la liberté et l'égalité régnaient sur la terre. Elles commençaient le 6 décembre. Primitivement elles ne duraient qu'un jour, mais plus tard leur durée s'étendit à trois, puis à cinq jours. Tout ne respirait alors que le plaisir et la joie.
On enlevait le bandeau de laine qui entourait toute l'année le pied de la statue du dieu. Les tribunaux étaient fermés, les écoles vaquaient. Il n'était permis d'entreprendre aucune guerre, ni d'exécuter un criminel, ni d'exercer d'autre art que celui de la cuisine. Chacun s'envoyait des présents, consistant d'abord en Sigilla, puis, dans la suite, en objets d'une plus grande valeur, et se donnait de somptueux repas. Un édit public faisait cesser tous les travaux, et l'on se retirait sur le mont Aventin, comme pour y prendre l'air de la campagne. Les esclaves revêtaient une robe ornée de pourpre et une toge blanche. Il leur était permis de plaisanter avec leurs maîtres et de leur dire tout ce qu'ils voulaient. Ceux-ci les servaient à table. Un donnait surtout, durant ces fêtes, des combats de gladiateurs, dans l'idée que l'effusion du sang pouvait seule honorer Saturne, et le rendre favorable aux vœux des mortels. Quelques prisonniers recevaient la liberté, lors des Saturnales, et consacraient leurs fers au dieu.


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