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Le mythe de Bacchus (ou Dionysos)



Une origine assez floue

Bacchus est l'équivalent de la divinité grecque Dionysos, le jeune et beau dieu du vin. Il est le fils de Jupiter, suivant les traditions les plus générales, qui ne s'accordent nullement sur le nom de sa mère. Les opinions populaires, rassemblées par Diodore, le font fils de Sémélé, de Cérès, d'Argé, ou d'Io. Le maître des dieux peut encore l'avoir eu de Proserpine ou d'Isis. D'autres auteurs le font fils de Léthé. Philostrate lui donne pour père Indus, et une tradition, dont nous allons reparler, Ammon, qui l'eut d'Amalthée.
Le lieu de naissance du dieu est aussi peu certain que le nom de sa mère. Il est transporté, suivant les traditions locales, de Thèbes aux Indes, en Libye, en Crète, à Dracanum, à Naxos, à Élis, à Éleuthère, à Téos. Une telle confusion a donné lieu à Cicéron et à Diodore de distinguer trois et même cinq Bacchus différents. Mais cette opinion, qui prend sa source dans un grossier évhémérisme, n'a pas de valeur réelle. Les transformations successives et les nombreuses variantes qui se rencontrent dans le mythe du dieu sont dues sans doute au génie des différents peuples qui adoptaient le nouveau culte. Elles ne sont que des faces diverses de la même idée primordiale.


La naissance de Bacchus

Suivant la tradition la plus populaire, Bacchus eut pour mère Sémélé. Celle-ci ayant péri avant que son fils fut né, Jupiter sauva l'enfant, et l'enferma dans sa cuisse, où il resta tout le temps que sa mère aurait dû le nourrir dans son sein. Apollonius dit que ce fut Mercure qui préserva le jeune enfant des flammes, et une autre version qu'il dut son salut à la nymphe Dircé, fille du fleuve Achéloüs.
Remis à Mercure ou à Proserpine, ou encore à Rhéa par Jupiter, Bacchus fut confié aux soins d'Ino et d'Athamas, qui reçurent ordre de l'élever à Orchomène sous des vêtements de fille. Pausanias nous a conservé une tradition suivant laquelle ce ne serait pas ainsi que le jeune dieu serait parvenu entre les mains d'Ino. On racontait à Brasies, ville du Péloponnèse, que Cadmus, informé des amours de sa fille Sémélé, la fit enfermer dans un coffre avec son enfant et jeter à la mer. Le coffre ayant été poussé par les flots sur les côtes de Brasies, les habitants trouvèrent la mère morte, mais l'enfant respirait encore, et fut emporté par Ino, qui l'éleva dans une grotte. La plaine où l'on avait trouvé le coffre conserva le nom de Jardin de Bacchus. La tradition qui le fait fils d'Ammon et d'Amalthée dit que son père, ayant peur de Rhéa, cacha l'enfant dans une grotte à Nysa. Cette ville était située dans une des îles du lac de Triton. Ammon remit l'enfant à Nysa, fille d'Aristée, qui fut gouverneur de Bacchus, et Minerve se chargea de le protéger. La jalouse fureur de Junon força Jupiter de changer son fils en bouc. Il le confia à Mercure, avec ordre de le remettre aux nymphes de Nysa, qui l'élevèrent dans une grotte, et durent plus tard à la reconnaissance du dieu d'être placées parmi les astres.
Au nombre des nourrices de Bacchus figurent Bromie et Bacché. Mystis l'instruisit dans les mystères, les Muses, les fleuves, les Lydiæ, les Bassaræ, contribuèrent à son éducation, qui, suivant Diodore, fut commencée à Naxos par les nymphes Philia, Koronis et Cléis. Dans Apollonius, c'est Macris, fille d'Aristée, qui reçoit Bacchus des mains de Mercure et le nourrit de miel dans une grotte. Puis, poursuivie par Junon, elle se réfugie à Schérie chez les Phéaciens. Dans Nonnius, les Curètes et les Corybantes l'élèvent en Eubée. Enfin une tradition, conservée chez les habitants de Patras, le fait élever à Measatis, où les Pans cherchèrent à le faire périr.
La confusion produite par ces versions différentes s'augmentera encore si l'on remarque que, Bacchus ayant été confié aux nymphes sur le mont Nysa en Thrace, ce lieu de naissance a varié suivant les pays que le dieu a parcourus: on trouve des monts de Nysa dans toutes les localités où le culte de Bacchus et la culture de la vigne avaient pénétré.


L'expédition de Bacchus

Formé par Silène, ou par Aristée, à la vertu et l'amour de la gloire, il fut frappé, au début de son adolescence, d'une sorte de folie par la haine de Junon.
Suivant Hygin, il alla consulter l'oracle de Dodone. Un marais entravait sa marche, il le passa sur un âne, qu'il plaça ensuite parmi les constellations ou auquel il accorda le don de la parole. L'âne paraît ainsi, dès le début, au mythe de Bacchus. C'est un âne qui sert de monture à ce dieu lorsqu'il combat les Titans, qui s'effrayent de la voix insolite de l'animal. Enfin, Silène est toujours représenté monté sur un âne.
Il parcourut ensuite tout l'Orient. En Égypte, on le voit accueilli par le roi Protée. En Syrie, il lutte contre Damascus, qui s'oppose à l'introduction de la culture de la vigne. Vainqueur de son rival, il continue sa course vagabonde, traverse le Tigre sur un tigre que Jupiter lui envoie,jette un pont sur l'Euphrate, et commence à fonder la civilisation des contrées indiennes.
Dans cette expédition mémorable, les nymphes, les fleuves et Silène formaient son cortège particulier, qui était grossi d'une troupe innombrable de pans, de Faunisques, de Satyres, de Curètes, dont Nonnus donne la nomenclature dans ses Dionysiaques.
Bacchus ne trouva pas partout un accueil favorable. Ainsi Myrrhanos et Deriades, avec ses trois généraux Blemys, Orontes et Oryandes, combattirent contre lui. Mais le dieu fut vainqueur. Il enseigna aux Indiens l'art de cultiver la vigne, leur apprit à honorer les dieux, et leur donna des lois. Le poème que Nonnus a composé sur cette conquête de l'Inde n'a qu'une médiocre valeur mythologique. Le poète donne sur les phases de cette expédition une foule de détails qui sont évidemment de son invention et ne sauraient figurer ici.
On voit ensuite Bacchus apparaître en Phrygie, auprès de Cybèle ou de Rhéa, qui lui donne un vêtement pur, et l'initie aux mystères. Puis, il combat les Amazones à Panæma, et fait un grand carnage de ces femmes guerrières. Suivant une autre tradition, il fit au contraire alliance avec les Amazones, qui l'aidèrent à vaincre Cronos et les Titans, par lesquels Ammon avait été dépouillé de son royaume de Libye. Cette même tradition se représente sous une autre forme, on ne sait à quelle époque de la vie de Bacchus. Le combat se passe au ciel, et les Titans, orgueilleux adversaires de Jupiter, fuirent devant Bacchus.
Transporté en Ibérie, Bacchus y laisse le gouvernement du pays à Pan. Il enlève Adonis à Chypre. Revenu en Thrace, et poursuivi parle roi Lycurgue, il se sauve dans la mer auprès de Thétis, à laquelle il donna, pour prix de son hospitalité, une urne d'or, don de Vulcain. Toutes les Bacchantes et la troupe des Satyres qui l'avaient accompagné furent enfermés par ordre de Lycurgue. Les Bacchantes furent bientôt libres. Cependant, en punition de ce forfait impie, la contrée fut frappée de stérilité, et Lycurgue, devenu insensé, tua lui-même son fils Dryas. L'oracle ayant déclaré que le pays ne recouvrerait sa fertilité qu'à la mort du roi, les Édonéens conduisirent Lycurgue sur le mont Pangéon, et l'y enchaînèrent. Bacchus le fit fouler aux pieds des chevaux. Mais Diodore raconte cet épisode de la vie du dieu tout différemment. Avant de revenir en Thrace, Bacchus avait fait alliance avec Lycurgue, et envoya ses Bacchantes en avant-garde. Le perfide monarque les ayant fait massacrer, Bacchus arriva, enflammé de colère, à la tête de son armée, défit les Thraces, et mit en croix leur roi Lycurgue. Il donna ensuite la souveraineté du pays à Tharops, qui lui avait montré le plus grand dévouement, et lui enseigna l'orgiastique, c'est-à-dire les sacrifices et les cérémonies qui, dans les fêtes bachiques, devaient figurer l'exaltation du dieu du vin.
Après avoir vaincu les Thraces, il se tendit à Thèbes, où il enjoignit aux femmes de quitter leurs maisons et d'aller célébrer une fête bachique sur le Cithæron ou le Parnasse. Ayant fait connaître sa divinité aux Thébains, par la catastrophe de Penthée, il passa à Argos, et, les habitants de la ville refusant de l'honorer, rendit furieuses les mères, qui déchirèrent et dévorèrent leurs enfants. Suivant Pausanias, arrivé des îles de la mer Égée à Argos, avec une nombreuse suite de femmes, il eut à soutenir une lutte contre Persée, qui tua une grande quantité de Bacchantes. Quand la querelle de Persée et de Bacchus fut apaisée, les Argiens honorèrent le dernier comme un dieu, et lui élevèrent un temple. L'un de ces temples était dit temple du Bacchus Crétois, parce que Bacchus y avait enseveli Ariane la Crétoise, sa bien-aimée. Une vieille tradition, issue des mystères Iernéens, dit, à propos de cette querelle entre Persée et Bacchus, que le premier tua le dieu, et jeta son cadavre dans le lac de Lerne. Nous retrouverons plus tard quelques-uns de ces récits qui montrent Bacchus soumis à la loi de mortalité.
En se rendant d'icarie à Naxos, sur un vaisseau tyrrhénien, il changea en dauphins, à l'exception d'Acetès les matelots, qui voulaient le vendre, ayant pris lui-même pour le combat la forme d'un lion. Les filles de Minée, qui avaient méprisé son culte, furent aussi sévèrement punies. Du reste, si la fable montre ce dieu jaloux des honneurs qui lui étaient dus et punissant sévèrement ceux qui osaient les lui refuser, elle le montre aussi plein de bienveillance pour ceux qui l'aiment et l'honorent fidèlement. Les Hyades, Penée, Icarius, éprouvèrent sa générosité.


La descente aux enfers de Bacchus

Après avoir révélé sa divinité aux hommes, et leur avoir enseigné à l'adorer, Bacchus alla chercher sa mère dans les enfers, lui donna le nouveau nom de Thyone, et l'enleva avec lui au ciel. Les Trézéniens montraient, dans le temple de Diane Soteira, le lieu par où Bacchus avait ramené Sémelé sur la terre. D'après la tradition argienne, au contraire, il avait suivi le chemin qui lui avait été indiqué par Polymnus, et était sorti des entrailles de la terre par la mer d'Alcyon.
Cette descente aux enfers se présente différemment dans une autre tradition. Tué par les Titans, en défendant les dieux, il subit trois jours la loi de mortalité. Minerve prit sa tête encore palpitante, et la porta à Jupiter, qui, recueillant ses membres les uns après les autres, rendit la vie à son fils. Quelques mythographes disent que ce fut Cérès qui le ressuscita. Mais ces récits n'appartiennent nullement à la haute antiquité, qui ne connaissait pas le Bacchus Iacchos, Hyes, Attes, Sabos, Sabazios, Zagreus. Ils proviennent du mélange des cultes phrygien et lydien avec le culte grec, et des interprétations orphico-mystiques des anciennes cérémonies.


Les enfants de Bacchus

Les traditions donnent un grand nombre d'enfants à Bacchus, parmi lesquels on remarque Phanos et Staphylos ; Narcéus, qui lui présenta les premiers sacrifices ; Déjanire, fille d'Althée ; et Priape, qu'il eut de Vénus. Il eut encore de Chthonophyle Phlius, Carmon d'Alexiræ, Telète de Nicée et Médos d'Alphæsibée. Enfin quelques auteurs lui donnent Iacchus, né d'Aura ou de Cérès, Méthé et Charis.
Après avoir possédé Erigone, Bacchus s'unit à Ariane dans l'île de Naxos, suivant la tradition la plus commune. Il eut d'elle Œnopion, Évanthe et Staphylos.


Le culte de Bacchus

Cet ensemble de traditions relatives à Bacchus n'a aucun caractère d'homogénéité. Chaque âge, chaque pays a ajouté quelque trait à la biographie du dieu. Il faut remarquer que tous les mythes qui se rapportent à un culte mystérieux de Bacchus sont postérieurs aux chants homériques.
Dans Homère, Bacchus ne paraît pas comme une des divinités supérieures, et le poète ne fait aucune mention de son séjour dans la cuisse de Jupiter et de ses orgies mystérieuses. C'est le dieu qui enseigne aux hommes à préparer la liqueur enivrante de la vigne, d'où lui vient son surnom de Mainomenos (l'ivre). Un endroit de l'Odyssée désigne la Crète comme le lieu où il était honoré. Cependant le culte de Bacchus s'étendit avec la culture de la vigne. Les traditions du Dionysos thrace et du dieu thébain se réunirent. Les orphiques augmentèrent toujours les solemnités mystérieuses de leurs fêtes, et, après l'expédition d'Alexandre, les récits populaires étendirent jusqu'aux Indes le cercle des voyages du dieu, dont les fêtes prirent un caractère de plus en plus sauvage et dissolu.
Mais, au milieu de toutes ces différences, Bacchus apparaît toujours en opposition avec Apollon, comme dieu-nature. Il est l'emblème de cette force, de cette puissance génératrice qui féconde la nature et dont le vin est le symbole. Comme dieu du vin, Bacchus est le dieu qui donne la vie, qui fait naître les plaisirs, qui chasse les soucis loin des hommes. Il est aussi dieu inspirateur et inspiré, dieu-oracle, et partage, à Delphes, tous les privilèges d'Apollon. Il avait encore un oracle en Thrace. La prescience étant étroitement liée avec l'art de guérir, Bacchus est, comme Apollon, iatromantis (devin-curateur), et iatros ou hygiates: à Amphiclée, en Phocide, il possède un temple où les malades viennent l'implorer. Il indique aussi, en songe, des moyens de guérison à ceux qui souffrent.
Comme dieu-agricole, les fleurs, les fruits les arbres, et surtout la vigne, sont sous sa protection. Il enlève à Cérès, avec laquelle il a plusieurs points de ressemblance, l'honneur d'avoir découvert la charrue, le miel, institué l'agriculture, et apparaît même comme pâtre. Les grossiers habitants de la campagne lui doivent leur civilisation. Bacchus est encore invoqué comme dieu de l'art tragique, comme protecteur du théâtre, les chants dithyrambiques, en honneur dans ses fêtes, ayant donné naissance au drame.
Plusieurs divinités avaient une étroite connexion avec ce beau dieu de Nysa. Un autel commun à Bacchus et aux Grâces s'élevait à Olympie. « Viens, héros Bacchus, accompagné des Grâces », s'écriaient les Elléens en invoquant le dieu. Cérès, Cora, Vénus, Diane, Sémélé, Ariane, Ino, tenaient aussi à son culte par quelque endroit. Le culte orgiaque de Bacchus avait son siège originaire en Thrace. De là il gagna l'Hélicon, le Parnasse, Thèbes, Naxos, la Grèce entière, la grande Grèce et la Sicile. Il faut distinguer ces différents âges, et ne pas confondre les premières fêtes rustiques avec les cérémonies postérieures, qui, se célébrant la nuit, suivant certains rites mystérieux, laissèrent bientôt place à la plus grossière débauche. « Autrefois, dit Plutarque, on célébrait la fête de Bacchus avec des formes simples, qui n'excluaient pas la gaieté. On partait en tête une cruche pleine de vin et couronnée de pampres. Puis venait un bouc soutenant un panier de figues, et enfin le phallus, symbole de la fertilité. Mais aujourd'hui tout cela est tombé en désuétude et oublié ».


Les fêtes en l'honneur de Bacchus

Il y avait diverses sortes de fêtes, dont le nombre et les cérémonies varièrent suivant les temps et les lieux. On comptait les grandes Dionysiaques ou Anthestéries, les petites Dionysiaques rustiques, les petites Dionysiaques urbaines, et les Dionysiaques triétiériques, qui se célébraient tous les trois ans. Les Lénéennes furent les premières en vogue, et la tradition s'en conserva sous le nom de vieilles Dionysiaques, pour les distinguer des nouvelles rurales, qui remplacèrent les lénéennes. Celles-ci devinrent triennales, et prirent le caractère de mystères. Les grandes Dionysiaques, ou Anthestéries, ne furent instituées qu'en dernier lieu, lorsqu'on voulut réunir par un lieu commun la ville et les champs dans l'adoration du même dieu.
Les fêtes de Bacchus reçurent divers noms, d'après les lieux où elles se célébraient et les cérémonies qui en faisaient partie. Ainsi, les Arcadiques étaient les Dionysiaques célébrées Arcadie. Les Éleuthéries ou Liberalia désignaient un surnom du dieu, Éleuthère en grec, et Liber en latin. Les Lampteries, les Orgies, les Nyctélies, indiquaient la procession des torches, l'enthousiasme frénétique des célébrants et l'heure nocturne choisie pour les cérémonies les plus saintes. Les Iopacchies étaient ainsi nommées des cris: Io Bacche, répétés pendant certaines cérémonies.


Les sacrifices offerts à Bacchus

Parmi les sacrifices qu'on offrait à Bacchus, figurent, dans les premiers temps, des sacrifices humains, comme on le voit dans l'oracle donéen de Patras, ainsi qu'à Chio et à Ténédos. Mais cet usage barbare fut remplacé plus tard par la flagellation. On substituait aussi des animaux aux victimes humaines. C'était le bouc qui paraissait le plus fréquemment dans ces cérémonies sanglantes. D'autres fois, on n'offrait au dieu que des fruits et des libations sans vin, niphalia.
La vigne, le terre, le pin, le laurier, l'asphodèle lui étaient consacrés, et, parmi les animaux, le dauphin, le serpent, le tigre, le lynx, la panthère, l'âne. La chouette était regardée par les sectateurs du culte orgiaque comme un oiseau ennemi, parce que ses œufs avaient la vertu d'inspirer à ceux qui en mangeaient dans l'enfance de l'aversion pour le vin.


Les représentations de Bacchus

Les plus anciennes images de Bacchus le représentent comme un Hermès. A Naxos, sa statue représentait la tête seule du dieu. Plus tard, il apparaît sous quatre formes:

  • Sous les traits d'un enfant, quand Mercure le confie à ses nourrices ou que les Satyres et les Bacchantes se prêtent à ses jeux.

  • Sous la forme du dieu barbu et viril: c'est le Bacchus désigné communément sous le nom de Bacchus Indien. Il a le port sage et noble d'un conquérant oriental. Sur la riche chevelure qui tombe en boucles élégantes, repose un large diadème. Ses traits sont doux et calmes, sa barbe longue et laineuse. Il est revêtu de l'ample Bassara lydienne.

  • Le Bacchus juvénile ou thébain: cette forme presque féminine le représente sous les traits de la jeunesse et de la beauté dans tout son éclat. Sa tête est couronnée de grappes de raisins et de lierre. Il tient d'une main le thyrse, et de l'autre des raisins ou une coupe. Il est tantôt nu, tantôt les épaules couvertes d'une peau de panthère ou de faon. Par la mollesse et la grâce de la pose, l'expression tendre et mélancolique du regard, le Bacchus qui se voit dans la salle de Diane, au Louvre, réalise la conception la plus parfaite de l'idéal tel que les Grecs devaient le comprendre.

  • Le Bacchus cornu: il a des cornes de bélier ou de taureau, et appartient au mystérieux culte orgiaque, ce qui fait qu'on le rencontre plus rarement sous cette forme. Il n'apparaît jamais ainsi dans les statues, mais les médailles l'offrent assez fréquemment.

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