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Le mythe de Sylvain (ou Sylvanus ou Silvanus)



Une divinité champêtre

Sylvain est un dieu champêtre, adoré par les anciens habitants du Latium, et dont le culte originaire paraît remonter aux Pélasges Tyrrhéniens, qui lui avaient consacré un bois et célébraient chaque année une fête en son honneur. Il était, dit-on, le fils d'un berger de Sybaris et d'une chèvre ou d'une jeune fille nommée Valéria Tusculanaria, qui devint amoureuse de son père. D'autres le font fils de Faune. On l'identifie même avec ce dieu.
Comme son nom l'indique, Sylvain était le dieu des forêts, et veillait à l'heureuse croissance des arbres. Il présidait, par extension, aux champs et à l'agriculture. Les troupeaux étaient aussi sous sa protection. Il avait soin de faire prospérer le bétail et de le défendre de la dent des loups. Sous cette face, il portait, suivant Caton, le nom de Mars ou d'Hercules Sylvanus.


Les différents Sylvains

Dieu agricole, Sylvain devait naturellement veiller sur les possessions rurales. Ce fut lui qui posa le premier des bornes destinées à séparer les propriétés, dont chacune, si l'on s'en rapporte à une division qui paraît peu antique, reconnaissait trois Sylvains différents:

  • Le Sylvain domestique (domesticus, sanctus sacer Larum).
  • Le Sylvain agreste et salutaire (agrestis, salutaris), invoqué par les bergers.
  • Le Sylvain conservateur (custos), désigné aussi par l'épithète d'orientalis, parce qu'un emblème lui était consacré, au lieu même où commençait une propriété.

On donnait à Sylvain, comme à Pan, l'épithète de dieu du littoral (littoralis), de sylvestris, de nemorum potens, de monticola, et on confondait souvent cette divinité avec Faune, Innus et Ægipan.
Par ailleurs, comme tous les dieux agrestes, Sylvain aimait la musique et la danse. Le Syrinx lui était consacré. Caché la nuit dans la solitude des forêts, il se plaisait à faire retentir sa voix rauque pour exciter l'épouvante dans l'âme des voyageurs. Les enfants et les femmes en couches le redoutaient extrêmement.


Le culte et les représentations de Sylvain

Le culte de Sylvain se conserva fort tard à Rome, avec assez d'éclat. Les hommes seuls pouvaient lui offrir des sacrifices, qui consistaient en offrandes de raisins, d'épis, de famine, de lard, de viande, de vin. On lui immolait aussi des cochons.
Les poètes et les artistes de l'antiquité s'accordent à représenter Sylvain sous les traits d'un vieillard robuste, auquel l'âge n'a rien enlevé de sa gaieté. Il est couronné de lys ou de branches de pin. Sa main tient une branche de cyprès. Il avait, du reste, ainsi que les Satyres, la partie inférieure du corps semblable à celle du bouc. On le représente quelquefois comme dieu Terme.


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