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Le mythe de Hathor (ou Athor ou Athyr ou Atar)



La nourrice des dieux

Le nom Hathor, qui signifie demeure d'Horus, désigne une divinité égyptienne du second ordre, qui offre dans son unité l'idée de la puissance femelle humide, associée à la puissance mâle, le feu créateur. Hatbor est la mère de tous les dieux, mais dans un ordre secondaire. On la voit tantôt fille ou épouse de Fta, tantôt fille ou épouse de Fré, tantôt parèdre de Thermonthis et compagne d'Anouké. Enfin, elle prend position dans le ciel, et y figure, comme la lune, image du principe humide.
Identifiée par les Grecs avec Vénus, Junon et Diane, dont elle diffère cependant en plusieurs points, Hathor apparaît sur les monuments égyptiens avec divers caractères différenciés principalement par les coiffures symboliques dont sa tête est ornée. A Philoé, elle est représentée nourrissant Horus. La légende lui donne le titre de très aimable, nourrice-épouse, remplissant le ciel et le monde terrestre, et de ses bienfaits et de ses beautés. Sous cette fonction de nourrice des dieux, elle est bucéphale. Quelquefois cependant sa tête est recouverte du vautour surmonté du disque et des cornes, emblèmes qui caractérisent aussi d'autres déesses.


Les représentations d'Hator

Dans les temples de Philoé, d'Ombos, près du Memnonium à Thèbes, et surtout dans le grand temple de Denderah, Hathor est figurée par une tête emblématique, servant de chapiteau, qui consiste en une face humaine à oreilles de vache et surmontée de l'édifice symbolique où repose Horus. Sous cette forme comme sous celle de la vache, la nourrice d'Horus paraît avoir été un emblème de la terre cultivée et fertile.
Elle se présente encore comme déesse de la beauté et de la toilette, et tient alors dans ses mains des bandelettes qu'Horapollon regarde comme l'emblème de l'amour. Ses images sont de plus ornées de colliers, de bracelets, d'agrafes et de fleurons. Enfin, Hathor figure dans les monuments funéraires, le plus fréquemment sous forme humaine. Dans le tombeau d'Ousiréi, découvert par Belzoni, on voit la déesse présenter au roi défunt la croix ansée, symbole de la vie divine dans laquelle il vient d'entrer. C'était elle qui, suivant les légendes, sollicitait le souverain juge Osiris en faveur des morts qui arrivaient dans l'amenti (enfer). En cette qualité de déesse ténébreuse, le mois de novembre (athyr), anniversaire de la mort d'Osiris et époque des longues nuits, lui était consacré.


Le culte d'Hator

Spécialement adorée dans les diverses villes du nom d'Aphroditopolis et dans les nomes d'Ombos, d'Apollinis, de Tentyris, Hathor avait un temple dans l'île de Philcé, et un autre dans l'île de Bégeh. Dans ces divers lieux, on l'associait toujours avec deux autres divinités, de manière à former une triade locale, qui se compose, à Ombos, de Sevek-ra (le père), de Hathor (la mère) et de Chons (le fils) ; à Edfou, de Hath, Hathor et Horus ; à Tentyris, dans le grand temple, de Har-Hath, Athor et Ohi.


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